Présentation des actions

1. Les forages

Les Forages

L’eau est la première des priorités.

 

En effet, les villageois de la savane boivent essentiellement l’eau des marigots, alimentés par les pluies abondantes de l’été. Mais cette eau est polluée, souillée par le bétail et les bêtes sauvages et ces réserves sont souvent très éloignées des villages.

Les femmes et les petites filles sont chargées de transporter le précieux liquide par d’incessants aller-retour sur des chemins caillouteux et ce au détriment d’autres activités en particulier la fréquentation de l’école pour les plus jeunes.

La meilleure solution est la réalisation de forages qui viennent pomper en profondeur l’eau potable des nappes phréatiques. Mais tous les villages ou presque réclament un forage. Comment décider lesquels pourront en bénéficier ?

En pratique, ceux démunis d’eau potable mettent en place un comité de gestion et ouvrent un compte bancaire avec une petite trésorerie, puis posent leur candidature auprès de l’ADT. Celle-ci étudie l’urgence du projet et transmet à Dilé les demandes les plus pressantes qui sont alors financées en fonction des possibilités.

En 10 ans, 16 forages ont été créés. Leur entretien est assuré par les comités de gestion et Dilé contrôle régulièrement leur bon fonctionnement.

De plus, Dilé a résolu le problème de Boulmona, un village perché sur une colline, en installant une pompe électrique qui monte l’eau d’un forage situé en contrebas.

La bonne qualité de l’eau permet de réduire significativement les pathologies toxi-infectieuses, améliore l’hygiène des populations, allège le travail des femmes et facilite la scolarisation

des petites filles.




Mis à jour (Jeudi, 28 Septembre 2017 20:32)

 

2. Campagne de soins ophtalmologiques

Voici les différentes étapes d’une campagne de soins ophtalmologiques :

Dile2009_im5- information de la population par les CSPS (Centre de soins et de promotion sociale) du prochain déroulement de la campagne

- présélection des patients par les CSPS  avec désignation de ceux qui sont susceptibles de bénéficier d’une opération de la cataracte et alors préparés en vue de l'intervention ;

- établissement du planning opératoire sur 15 jours

- mise à disposition du matériel apporté par Dilé pour les chirurgiens :groupes électrogènes, kits de chirurgie, médicaments, implants, ... et sans oublier l'installation d'une climatisation indispensable au bon déroulement des interventions ;

- dans le même temps et parallèlement les opérés de la campagne précédente sont revus ce qui permet de résoudre certains problèmes (ablation de fils, prescription complémentaire de lunettes, etc …)

- le suivi post opératoire comporte 4 consultations permettant de s’assurer de l’absence de complication infectieuse ; elle dure 6 semaines

 

Dile2009_im29Précédemment, il a été nécessaire de donner une formation spécifique en ophtalmologie aux 10 infirmiers chargés de seconder les médecins.

 

La mise en place de ces campagnes a été instamment réclamée par la population de cette région, le Nahouri, dépourvue de structures adaptées et particulièrement touchée par maintes affections oculaires entraînant bien souvent la cécité. Qui plus est, la population très pauvre serait incapable de financer ces soins très coûteux. Il leur est tout de même réclamé par principe une participation de 2000 CFA (3 euros) par intervention.

 

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Mis à jour (Lundi, 10 Mai 2010 17:15)

 

3. Micro crédit

En 2007 des membres de Dilé se proposèrent de mettre en place un système de micro crédit destiné aux quelques femmes qui acceptèrent de se lancer dans "l'aventure".

Bien que pressentant quelques obstacles dans la mise en place de cette idée, mais forts de la réussite du Dr Yumus (prix Nobel de la Paix en 2006) au Bangladesh, ils apprirent à ces femmes, pour la plupart illéttrées, à s’organiser en association, à emprunter de l’argent, à mener à bien leur projet et, surtout, à rembourser l’emprunt. Les femmes burkinabe ont joué le jeu et cela a marché. Un groupement a été créé qui se nomme « Nassa zéna », un bureau élu et un compte bancaire ouvert. Le fonctionnement est bien défini et chacune doit se plier aux règles.

Chaque village est représenté par une femme référente qui transmet les demandes. Quand elles sont retenues, une carte de prêt est établie comportant l’identité de la postulante, l’objet du prêt, son montant, l’intérêt demandé (5% qui viennent s'ajouter au fonds de roulement) et l’étalonnement des remboursements.

Mis à jour (Lundi, 10 Mai 2010 16:59)

 

4. Jardins potagers

C’est la mise à disposition d’eau en bonne quantité et de façon continue qui a permis la création de jardins potagers. Il a tout de même fallu procurer outils, clôtures et surtout les graines à ceux qui voulaient cultiver des légumes qui n’avaient jamais eu cours dans cette région. Mais le résultat est tout à fait satisfaisant. Certains vendent même leurs surplus sur le marché.

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Mis à jour (Mercredi, 21 Avril 2010 16:29)

 

5. Le CREN

Créé en 1979 par la Congrégation des Dominicaines, le CREN (Centre de Rééducation et de Nutrition pour Nourrissons) prend en charge de très jeunes enfants en grande détresse physiologique ainsi que leurs mères, guère mieux loties. Si les bébés doivent être hospitalisés et même subir une intervention chirurgicale, le centre assure les frais occasionnés.

Le CREN tente aussi d'alphabétiser les mères, auxquelles on apprend à nourrir correctement et à soigner les enfants.

Une grande ONG internationale aura largement soutenu le centre pendant des années, jusqu’en 2008, date à laquelle son engagement prenait fin. Dilé a pris le relais. Sans ce soutien financier, il ne pourrait pas continuer à s’approvisionner en nutriments et médicaments nécessaires à la survie des bébés.

Des subsides sont donc accordés à Sœur Blandine, l’actuelle directrice, qui, en retour, a l’obligation de justifier ses dépenses.

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Mis à jour (Jeudi, 28 Septembre 2017 08:48)

 

6. La construction de l'école

 

Dans une région comprenant 4 000 habitants, composée de trois villages, totalement dépourvue d'école, où le taux d'analphabétisme était voisin de 100 %, et sur proposition de l'inspecteur de l'enseignement primaire qui s'était engagé à prendre en charge les instituteurs, Dilé a décidé la construction dans le village de Boungou d'une école de 3 classes avec des latrines et 3 logements. Ces derniers, destinés aux instituteurs, étaient indispensables si l'on voulait que ceux-ci acceptent déjà de venir enseigner dans cette zone très excentrée et, ensuite et surtout, d'y rester.

Une fois le projet de construction bien défini, l'emplacement choisi en accord avec les chefs des  villages concernés, c’est Cyril Kouhizura (Président de l'ADT) notre partenaire qui a été le lien entre nous et les entreprises : demande de devis (étudiés minutieusement par les membres de Dilé) et suivi des travaux. Les villageois participèrent en creusant les fondations et en acheminant les matériaux, tels le sable et le gravier, ainsi que l'eau nécessaires à la fabrication du béton.

En somme si Dilé a financé, c'est une bonne partie de la population qui s'est investie dans ce projet lequel est un succès total que confirme le grand nombre d'élèves qui fréquentent cette école.

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Mis à jour (Lundi, 10 Mai 2010 17:05)

 
Burkina Faso Sud - Po Tiebele

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Bretagne - Pays Bigouden